Le violoniste Domenico Nordio.
Sous le titre « Prima la musica », le Festival al-Bustan cru 2010 est concocté cette année sous couleurs italiennes.
Si la musique se taille une part léonine dans ces manifestations culturelles haut de gamme qui s'étendent à partir de ce soir, 17 février, jusqu'au 21 mars, la danse, l'opéra et bien d'autres manifestations artistiques et culturelles n'en restent pas moins l'apanage d'un festival qui s'est démarqué avec ses légendaires précisions d'horaire, ses programmations triées sur le volet et pointues, ses invités de marque, ses révélations de talents naissants et confirmés, son atmosphère, au cœur de l'hiver, chaleureuse, détendue et raffinée.
Pour cette soirée d'ouverture, sous les feux de la rampe, l'Orchestre philharmonique libanais placé sous la direction de maestro Giovanni Battista Rigon. Pianiste virtuose et chef d'orchestre courtisé par les meilleures scènes européennes, G. B. Rigon a à son actif une discographie fournie où son talent de maestro fait vivre des opus de Paisiello, Mozart (dont La Flûte enchantée) et Britten.
Pour lui donner la réplique, pour ce premier soir du festival, le violoniste Domenico Nordio, dont le succès fut immédiat après qu'il eut emporté haut la main, à dix-sept ans, le prix du célèbre concours Eurovision pour les jeunes musiciens. Pour avoir été le premier et unique Italien à s'être illustré dans cette compétition, Yehudi Menuhin lui décerne le premier prix international Viotti à Vercelli. Son coup d'archet est incomparable et la magie de son jeu au violon fait unanimement l'objet des éloges de la presse et du public.
Pour la soirée inaugurale, très exclusivement couleurs italiennes, seront interprétées des pages de Rossini, Paganini et Respighi.
Pour la seconde soirée du festival, prévue pour le vendredi 19 février, toujours dans le sillage d'un style italien, l'Orchestre philharmonique libanais, placé toujours sous la houlette de Giovanni Battista Rigon, fera les délices des mélomanes, fervents adeptes du violon. Mais cette fois, le soliste sera le prodigieux jeune violoniste australo-taïwanais qui s'est singularisé avec l'art de taquiner les cordes du violon dès l'âge de quatre ans.
Détenteur des prix du concours de violon Yehudi Menuhin en 2008 et celui du concours de la reine Elizabeth en 2009 (il est l'un des plus jeunes lauréats), Ray Chen a joué déjà en tant que soliste, à l'âge de huit ans, avec l'Orchestre philharmonique Queenland et fut invité en 1998 à la célébration de l'ouverture des Jeux olympiques au Japon. Alors on comprend dès lors pourquoi les ténors du monde de la musique se l'arrachent littéralement aujourd'hui.
Pour cette seconde soirée du Festival al-Bustan seront interprétés L'ouverture à la manière du style italien de Schubert et le Concerto pour violon de Félix Mendelssohn.
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